Témoignage de Philippe, une carrière, 5 métiers

Architecte de formation, il devient archéologue puis dessinateur et graphiste, salarié puis indépendant.

A l’issue du bilan Plus qu’un job, il se lance dans une nouvelle carrière de testeur de logiciels.

Philippe s’est reconverti plusieurs fois dans sa carrière, il nous en parle.



Quels ont été les déclics de ces changements de cap ?

En quoi les avez -vous vécus comme une prise de risque ?


Dans plusieurs cas, l’origine de ces changements vient du fait que les missions qui m’étaient confiées ne correspondaient plus à mes attentes et qu’il me fallait découvrir de nouveaux espaces… certainement par une forme d’inconscience ou d’optimisme je n’ai pas vécu cela comme une prise de risque mais plutôt comme une nécessité… avec le recul je réalise que finalement j’avais beaucoup plus confiance en moi que ce que je ne le croyais…


Quels étaient vos besoins lors de vos choix de reconversion ?


Pour me reconvertir, quoique j’ai plutôt vécu cela comme l’exploration de nouvelles parties d’un même grand territoire qui est celui de la création, j’ai dû faire un point sur ce que je savais où pas, sur le domaine vers lequel je me dirigeais et mettre de côté mes appréhensions vis à vis de l’inconnu…




Quelles difficultés avez-vous rencontré lors de ces transitions ?


À chaque fois, il m’a été nécessaire de me familiariser avec de nouveaux savoir-faire, ce qui n’est pas, à mon sens, le plus compliqué car ce n’est que l’apprentissage de nouveaux outils, ce qui est m’a paru moins simple, c’est surtout de savoir sortir de ma zone de confort en allant vers de nouveaux savoir être, en développant de nouvelles compétences (encadrement, vision plus globale de l’activité…).



Quels bonheurs vous ont-elles apporté ?


L’intérêt que j’y ai trouvé c’est de réaliser que bien souvent une fois au pied du mur, il parait beaucoup moins haut dès qu’on s’en approche…



Qu'est-ce que cela vous a apporté de vous faire accompagner ?


Lors de ce dernier changement que j’entreprends actuellement et qui est réellement ressenti cette fois, comme le début d’une nouvelle carrière j’ai eu besoin d’un accompagnement. Cela m’a permis de faire un point sur mon parcours, de mettre des noms sur mes compétences (mes Soft-Skills comme on dit désormais), de me positionner en conscience sur mon expérience.

Cela n’a pas été instantané, mais m’a permis de me dégager lentement des métiers que j’ai exercé pour ne retenir que les attitudes et les savoir être que j’avais dû avoir dans les postes que j’ai occupés.

C’est un peu comme si j’avais délaissé le contenant pour ne garder que le contenu… et ce je réalise c’est que ce qui me qualifie, c’est moi et non les emplois que j’ai occupés



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